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Il s'agit de la motion proposée au vote du conseil municipal de Bellac lors de la séance du 9.12.2008. par les élus de la Gauche Citoyenne Bellachonne, dont un membre du NPA. NON A LA PRIVATISATION DE LA POSTE ! On manipule l’opinion publique Le projet de privatisation de La Poste est toujours au programme du gouvernement. Il en a seulement reporté l’échéance car l’ouverture du capital aujourd’hui, au regard de la crise financière ne permettrait pas l’envol de la spéculation sur le cours des actions de La Poste mises en vente à la Bourse. La Poste, de son côté, continue sa propagande en affirmant qu’avec L’Europe et l’ouverture à la concurrence, elle n’a pas d’autre choix. Or, si les directives européennes prévoient l’ouverture totale à la concurrence en 2011, aucune d’elles n’obligent La Poste à ouvrir le capital.
Quant à la concurrence, il y a longtemps qu’elle existe ! Hormis les envois de moins de 50 gr, toutes les prestations postales sont déjà en concurrence, y compris le livret A. On veut également nous faire croire que l’Etat restera majoritaire et que le service public sera maintenu. FAUX ! L’ouverture du capital aboutira à court terme à la privatisation. Rappelez-vous, cette promesse avait été faite lors de l’ouverture du capital de France Télécom en 1997…, aujourd’hui l’Etat ne détient plus que 26% du capital et les prestations sont devenues payantes pour les usagers transformés en clients. Toutes les ouvertures du capital d’entreprises publiques en France se sont terminées en privatisation complète. Pourtant, l’expérience des privatisations des Postes européenne est édifiante ! En France, quelles seraient les conséquences d’une privatisation de La Poste ? - Fermeture de milliers de bureaux de poste sur tout le territoire, essentiellement en zone rurale.Diminution des heures d’ouverture (Razès Nedde), transfert vers les collectivités territoriales qui se transforme en agence postale (St denis les murs) - Hausse des tarifs et baisse des prestations de service pour les citoyens. - Fin de la distribution du courrier sur tout le territoire 6 jours sur 7. - Précarisation accélérée et diminution massive d’emploi avec un nivellement des salaires vers le bas. MOBILISATION ! La crise financière sans précédent révèle les graves nuisances du libéralisme financier, jeter La Poste en pâture aux marchés boursiers serait incohérent et aboutirait à son dépeçage. La privatisation n’est ni une fatalité, ni une nécessité mais un choix de société qui fait passer l’argent avant les hommes. La poste doit garder son statut garant de l’accessibilité d’un service public sur l’ensemble du territoire avec l’égalité d’accès à toutes les prestations et égalité de tarifs ! Ensemble, exigeons un vrai débat public sur l’avenir de la Poste . Motion votée à l’unanimité en séance ( l’opposition de droite n’a pas participé au vote) |