daniel-clerembaux.jpg

Nous rejoindre

Anti-darwinisme, pseudo-darwinisme et marxisme

 
Rejoindre le NPA Haute-Vienne ?
N'hésitez pas à prendre contact avec nous, par courrier ou par mail (rubrique contact). Vous serez convié(e) à la prochaine réunion !
 

Militants Haute-Vienne

JoomlaWatch 1.2.13-dev_01 - Joomla Monitor and Live Stats by Matej Koval
Conseil municipal du 9 février 2010 : Orientation budgétaire PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 14 Février 2010 16:32
budget Le document fourni pour la discussion sur les orientations budgétaires 2010 critique, justement, comme l'an dernier, les conséquences des politiques libérales qui ont conduit à la crise que nous subissons ; crise sans précédent depuis 1929, qui continue à ravager les économies, hypothéquant même la solvabilité de plusieurs états européens notamment la Grèce, mais aussi le Portugal, l'Espagne ou encore l'Irlande. Irlande montrée en modèle lors du vote sur le traité constitutionnel européen. La roue tourne !

Le gouvernement annonce qu'il va maintenant s'attaquer à la dette qu'il a lui même creusée pour la ramener de 8% du PIB à 3%. Faute de politique de redistribution des richesses qui pourtant devrait s'imposer, ce sont encore les couches populaires qui payeront cash cette réduction des déficits.

Il faut s'attendre à une attaque sans précédent contre les services publics et surtout contre les régimes de protection sociale : à commencer par les budgets de l'hôpital public et les conditions d'accès à la retraite.

Mais pendant la crise, les affaires continuent. Le rapport entre capital et travail sur la richesse produite ne cesse de se dégrader. En 25 ans il est passé de 70/30 à 60/40 en faveur du capital. En 2010, les conséquences de ce hold up sur le travail (salaires et cotisations sociales cumulées) est évalué à 170 milliards d'euros. 170 milliards qui vont quitter la poche des salariés pour alimenter les profits.

Oui comme le suggère le rapport «  le pire est bien devant nous... »

Le désengagement de l'Etat en matière d'aide sociale, avec par exemple la baisse drastique de l'aide financière au restaurant social « La Bonne assiette », ou alors en matière culturelle avec la baisse des subventions au festival des francophonies, ou d'Urbaka, ou encore pour des actions moins connues comme le retrait des financements des actions pédagogiques culturelles auprès de la jeunesse, transfèrent des responsabilités de plus en plus grandes aux collectivités territoriales.

Pourtant si le document fourni donne beaucoup de détails sur la baisse des aides de l'Etat, la gestion de la dette, et la situation financière de la collectivité il est peu prolixe sur le cœur du débat ; à savoir sur l'évolution des charges. seulement 4 pages y sont consacrées sur la totalité du document qui en comporte 59 !

Pour le moins dans cette situation, une politique communale de gauche ne peut pas se targuer de faire des économies de bas de laine, d'annoncer essentiellement une baisse de sa dette, alors qu'une partie de plus en plus importante de la population est dans la précarité.

Dans quelques mois près de 1 millions de chômeurs seront en fin de droit, combien seront-ils à Limoges ? Des centaines sans doute. Alors comment expliquer que les sommes économisées par le fonctionnement du FJT, malheureusement fermé, ne viennent pas abonder la subvention annuelle du CCAS qui baisse de 10%.

Oui, notre collectivité a bien raison de dénoncer la politique anti sociale du gouvernement, mais elle se doit d'accroître de manière très importante son soutien au CCAS pour soulager la misère sociale qui s'étend dans les quartiers populaires.

Par contre comment ne pas noter que la somme économisée sur la subvention au CCAS est équivalente à l'augmentation de celle qu'il est prévu de verser à l'aéroport soit une somme supplémentaire de 400 000 euros ? Pour le moins cette augmentation de 70% pour l'aéroport mérite des explications. Dans un article récent du Monde Diplomatique, il est rappelé le réquisitoire dressé par les chambres régionales des comptes qui dénoncent les sommes considérables d'argent public versées au profit des compagnies low cost, comme à Nîmes et Carcassonne (4 millions d'euros) ou encore Beauvais (7,4 millions d'euros)

Enfin, dans les orientations budgétaires, il est prévu après les 725 000 euros versés l'an dernier pour la LGV Limoges Poitiers, un nouvel investissement de 560 000 euros. Nous restons opposés à ce projet, opposition qui trouve un nouvel écho avec la création récente de l'association SOS POLT.

Bref nous pensons que c'est l'urgence sociale qui doit être l'empreinte du budget 2010 de notre ville.

 
RocketTheme Joomla Templates