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Mercredi, 19 Octobre 2011 20:54
CONSEIL MUNICIPAL DU 06 OCTOBRE 2011

 

DU FRIC COMME S’IL EN PLEUVAIT !

Des projets en or et un silence de plomb !

 

Il est des conseils municipaux qui font date. Celui du 6 octobre 2011 est un modèle du genre.

LGV, emprunts toxiques et CHU en danger

Dans notre intervention liminaire dans laquelle nous abordons à nouveau la crise du capitalisme, mais aussi les méthodes autoritaires qui vont prévaloir sur la réforme de l’intercommunalité, nous demandons au maire des explications sur les trois emprunts toxiques contractés auprès de Dexia pour près de 250 000 euros (valeur août 2011) de coût supplémentaire (cf. dossier Libération).

Puis, pour détendre l'atmosphère… quoique … nous annoncions une bonne nouvelle, à savoir que la LGV Limoges Poitiers ne semble plus avoir beaucoup d’avenir, si on considère sérieusement l'ensemble des informations sur le sujet depuis quelques semaines, émanant de la direction de la SNCF, de RFF et du gouvernement. Nous annonçons donc au conseil que celui-ci doit se prononcer sur notre motion demandant un moratoire sur toutes les dépenses liées à la LGV. Nous évoquons enfin un courrier alarmiste de la CGT du centre hospitalier universitaire sur les conditions de travail et la prise en charge des malades dans le secteur gérontologique.

 

 

Premier escarmouche de notre maire, fâché que nous critiquions ces projets en or dont la LGV. Celui-ci avec l’aide de la droite, nous renvoie alors au musée du chemin de fer pour l’un et à la diligence pour l’autre. On le voit le débat s’annonçait prometteur... il n’aura d’ailleurs pas lieu. Quand aux emprunts Dexia, nous n’aurons aucune réponse précise. Notre groupe demandera donc par écrit le détail de ceux-ci et leur responsabilité sur l'endettement de la municipalité. Pour le reste, pas de commentaire...

 

Second coup de gueule : le grand stade

Le débat prend une tournure encore plus chaleureuse sur le vote des dépenses de maîtrise d’œuvre de la rénovation du stade, pour la modeste somme de 7 millions d’euros ! Le coût total de l’ensemble du projet est évalué à 57 millions d’euros (valeur août 2010) ! Autour de la table, mise à part la droite, c'est dans un unanimisme consternant que tous les conseillers, sans la moindre explication, ni état d’âme, ont voté ce premier engagement de dépenses. Seule véritable défense du Maire : "j’applique mon programme". Mais les Limougeauds, en votant en 2008, connaissaient-ils le coût de l’opération ? L’histoire jugera si un bassin aqua-récréatif à 55 millions d’euros (privatisé) et un grand stade à 60 millions d’euros serviront les intérêts de la population et non ceux d’une majorité caporalisée qui est prête à dépenser sans compter pour des projets déraisonnables. Nous sommes accusés d’être contre tout. Mauvais procès parce que tous ceux qui suivent nos comptes-rendus savent toutes les propositions alternatives que nous avons faites comme, par exemple sur ce dossier, la piste d'athlétisme. Mais pour le maire et toute sa majorité, l’essentiel est de disqualifier, de dénigrer toute opposition, surtout de gauche, plutôt que d’accepter le débat.

 

Et encore la LGV

Et hop, une seconde étude pour 240 000 euros pour l’aménagement du quartier des Bénédictins dans la perspective de l’arrivée (à toute vitesse sûrement) de la LGV ! On voit que le maire a de la suite dans les idées, nous aussi ! On ne lâche rien, et nous remontons au créneau pour dire que la LGV n’est plus tout à fait sur les rails, qu’une chance s’ouvre à nouveau de défendre avec succès la ligne POLLT1. Nous en profitons pour fustiger le Conseil général de Haute-Vienne, qui va verser encore plus de 40 000 euros pour cette étude, alors qu’il a supprimé ses postes de travailleurs sociaux à la mission locale, son directeur adjoint du laboratoire, des postes dans le secteur culturel, etc…

Nous exigeons que le maire nous donne communication de son entretien, en juillet, avec le directeur de la SNCF, Mr Pepy, comme promis au dernier conseil ... Ce qu’il ne fera pas ! Mais nous allons pourtant apprendre qu’il doit rencontrer celui-ci au lendemain du conseil, après l'avoir de nouveau vu dans les jours précédents... mais le contenu des débats est top secret !!! Chut ! C’est presque drôle si la démocratie dans cette affaire ne se résumait pas à connaître l’agenda du maire et non pas les véritables enjeux de ce dossier.

Nous demandons alors que le maire annonce clairement le coût total actuel du projet LGV. Nous n’aurons là encore aucune réponse.

Comme à chaque fois, et cela sur l'ensemble des sujets, nous sommes toujours étonnés par l’absence total de débats dans le conseil. Jamais le dialogue ne s’instaure entre conseillers. En fait, nous faisons des interventions, la droite un peu aussi et le maire répond presque toujours seul, souvent de manière désagréable, voir méprisante dans une ambiance générale transformant ce qui est normalement un lieu de démocratie, en une simple salle d'enregistrement de décisions prises dans les alcôves du pouvoir.

 

Des locaux (enfin) pour la Calandreta

L'école associative la Calandreta Lemosina est abritée actuellement au sein de l'ancienne école élémentaire de Landouge, suite au sinistre, survenu pendant l'été, de ses anciens locaux situés rue de Toulouse. Au moment du vote en faveur de la désaffectation de l'école de Landouge, nous sommes intervenus pour défendre la Calandreta et faire taire toutes les rumeurs hostiles et mensongères à l'égard de cette école, véhiculées, ces dernières semaines, par quelques personnes. Ainsi nous avons rappelé avec insistance que la Calandreta n'est pas une école confessionnelle, mais une école associative, laïque et gratuite, qui pratique le bilinguisme français-occitan et une pédagogie active, en lien avec l'éducation nationale.

 

Vinci Park continuera de faire les poches aux automobilistes à Limoges.

« Tous ensemble, tous ensemble » !! Tous les élus de la liste Rodet ont voté la DSP à Vinci Park pour la gestion du stationnement de surface. Vinci, une entreprise « formidable » comme le dira notre camarade Cyril dans une très belle intervention rappelant les faits et méfaits partout dans le monde de cette multinationale, qui c’est vrai, contribue parfois grâce à de belles pages de publicité, au soutien du journal municipal...

 

La LGV troisième mi temps (très courte)

Notre motion, qui aurait permis à toutes celles et tous ceux qui avaient, dans un premier temps fait le choix de la LGV, de reconsidérer leur position, à la vue des nouveaux éléments et, d'adopter à minima une position de prudence et donc un moratoire, n’a été votée que … par les trois membres de notre groupe. Quand viendra l’heure des comptes, seul notre groupe aura défendu les intérêts du plus grand nombre contre le diktat d’une poignée de dirigeants politiques et économiques toujours prompts à verser l’argent des autres sans autre vision d’avenir que leurs intérêts immédiats.

+ Décison modificative aux budgets primitifs 2011

+ Convention de partenariat avec le Crédit Mutuel

 

 

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