SOIREE DANSANTE AU PARTI SOCIALISTE : Un mort !
Affluence inhabituelle au dernier conseil de 2011, France 3 ayant même fait le déplacement pour assister à cette séance, marquée par l'absence de la 1ère adjointe démissionnaire, Monique Boulestin.
L'opposition de droite, mais également Cyril Cogneras pour notre groupe, ont évoqué cette « disparition » pour souligner, au delà des désaccords politiques, que la 1ère adjointe était respectueuse de la parole des groupes minoritaires, attitude peu répandue dans ce conseil au fonctionnement démocratique caricatural. La suite du conseil ne nous démentira pas !
L'ambiance fut électrique, la majorité socialiste jouant « la grande muette», à l'instar du réaménagement de la caserne Marceau dont la population et le conseil n'ont aucune information (nous allons en ce sens, diffuser une questionnaire à l'ensemble de la population pour faire savoir nos propositions et requérir celles des habitant-es - cf pièce jointe). Mais l'urgence pour la majorité municipale était de se serrer les coudes mais en tapant du poingt sur l'opposition, surtout celle de gauche.
Le plus virulent fut le Maire, A. RODET. Un maire qui n'aura pas un mot sur la démission de sa première adjointe comme si cela n'était finalement qu'un non évènement. Dans un contexte où des militants socialistes n'hésitaient pas à parler de la fédération 87 du PS de « petite Sibérie », il y a fort à parier qu'après cette séance du jeudi 8 décembre, ils pourront également la qualifier d'ingrate.
Dans notre intervention liminaire, nous avons évoqué la crise, ses conséquences et la nécessité d'une riposte unitaire. En citant une autre disparue, Danièle Mitterrand, pour souligner à la fois son engagement contre toutes les formes de domination, mais aussi son combat en faveur du bien commun et particulièrement le service public de l'Eau. Nous avons rappelé à l'inverse les choix libéraux de la majorité de privatiser un certain nombre de les services : parking, patinoire, futur bassin aqua-récréatif .... Mais c'était aussi l'occasion d'aborder à la veille de Noël, la question des cadeaux ruineux de la hotte du père Noël Rodet, comme les dossiers LGV et Grand stade, « grands projets inutiles » comme l'on dit les manifestants samedi 11 décembre devant l'Hôtel de ville. L'ambiance a alors monté d'un cran !
Il était soumis au vote le transfert d'1 million d'euros votés initialement pour les études préalables avant la déclaration d'utilité publique, mais non dépensés (alors que des demandes existent). On nous demandait donc de voter pour que cette somme soit consacrée à l'achat par les SAFER de « terrains indispensables ». Dispositif qui serait de plus, piloté par le Préfet sans contrôle de la municipalité ! Nous avons qualifié ce dispositif de « tortueux, opaque, aventureux » et de déni démocratique. La lecture de notre intervention qui détaille le dispositif mérite d'être lue et diffusée. Que de difficultés pour finir de lire notre intervention, qui, rappelons-le, ne concerne que la bagatelle d'1 millions d'euros ! A Rodet nous coupant la parole, affirmant que cela était fait pour arranger des propriétaires et que l'autre ligne LGV dite du POCL (Paris Orléans, Clermont Lyon) ne passerait pas à proximité de la Creuse pour laquelle la solution reste donc la LGV Limoges Poitiers. Celui-ci ira jusqu'à affirmer que 80% des creusois étaient d'accord !
Le clou du spectacle grand-guignolesque s'acheva par une photo grand format brandie par un élu de la majorité pour démontrer preuve à l'appui, que le meeting pro LGV sous la houlette de tous les grands élus et notables du département avaient rassemblé 600 personnes et non 400 ! Pitoyable ! Depuis cette date nous appris que le Conseil général de Haute-Vienne avait déboursé lui aussi plus de 700 000 euros pour les mêmes achats par la SAFER.
A l'occasion du vote qui entérine le transfert de la restauration des écoles Jean Macé et de Montmailler vers l'ancien mess de Beaublanc, nous avons rappelé notre hostilité au regroupement aggravé des lieux de restauration scolaire. Ces concentrations contraignent des centaines d'enfants à utiliser des bus tous les jours pour déjeuner. On parle de plusieurs milliers d'enfants qui seraient dans ce cas (mais cela reste à vérifier). Ces décisions réduisent les interclasses, mobilisent les personnels au détriment de l'épanouissement des enfants, des animations .... L'objectif semble la recherche du moindre coût justifié par le refus de faire les investissements pour rénover les cantines. Un choix qui tranches avec le dossier du Grand stade au coût exorbitant de 60 millions d'euros sans parler des sommes déjà englouties dans l'hypothétique LGV. Il faut croire que la majorité a décidé de reprendre à son compte l'adage romain qui disait « du pain et des jeux » mais en le transformant en « un train (LGV) et des jeux (du Grand Stade)» !
Pourtant, toutes les communes s'honorent à offrir une restauration scolaire de proximité à leurs enfants ; mais ce n'est pas le choix de la ville. Il serait important que les fédérations de parents d'élèves, tout comme les organisations syndicales d'enseignants, s'expriment aussi fortement sur ces choix.
Nous avons profité de cette délibération pour évoquer les effets négatifs de l'augmentation de la TVA sur le prix du livre.
Achat de liseuses pour le prêt. Nous avons rappelé dans ce dossier qu'il n'était pas question d'opposer les archaïques défenseurs du livre aux modernes promoteurs des nouvelles technologies, et en l'occurrence des dites "liseuses". Si ces dernières peuvent avoir un certain nombre d'avantages, nous souhaitons que son application soit menée avec prudence parce qu'un des arguments qui portait sur le fait que cela pouvait favoriser de nouveaux lecteurs ou lectrices n'est pas concluant au regard des premières études sur le sujet. Cyril a profité de cette intervention pour saluer le travail de Monique Boulestin, sa passion pour les auteurs et les livres, son engagement fort sur la Culture mais aussi son comportement à l'égard d'autrui
Au dernier conseil nous avions rappelé que l'obtention de cette piste était le résultat de l'acharnement des clubs et des élu-es de notre groupe face à la suppression des installations dans le stade d'honneur. Le maire nous avait alors traité de « coucous » pour faire oublier que pendant des mois, il s'était conduit comme une « autruche » la tête dans la trou, ne prévoyant aucun dispositif alternatif pour l'athlétisme dans le cadre du projet de Grand stade.
Le Maire d'Isle avait d'ailleurs proposé d'accueillir, sous réserve de financement, les installations sur sa commune. Nous avons proposé que l'inauguration officielle soit l'occasion d'un grand meeting populaire d'athlétisme. Pas de réponse ... Parions que nous apprendrons l'inauguration du stade par la presse locale....
Nous évoquons nos interrogations sur l'utilité de cette extension étonnante d'une télévision à caractère local en télévision limousine. Alors que le service public de l'audio visuel régional est toujours menacé, ce choix pose de nombreuses questions. Nous avons donc demandé des renseignements complémentaires car si cette chaîne devait être à la fois municipale et régionale, cela créerait un précédent car dans aucune autre région ces deux aspects sont confondus
150 000 euros hors taxe pour de la communication : signalétique etc....Nous avons protesté contre cette dépense fastueuse, à laquelle participe généreusement le Conseil général dont la Présidente n'arrête pourtant pas de pleurer sur l'état de ses finances pour justifier de réduire la voilure de l'action sociale. Quand tant de personnes sont en difficultés, ces dépenses sont révoltantes.
Enfin la prime de suivi et d'orientation est votée en faveur des professeurs d'enseignement musical du conservatoire. Le maire a cédé sous la pression des enseignants et des syndicats CGT et FSU permettant l'attribution de cette prime. Nous avions soutenu dans un précédent conseil cette mesure élémentaire de justice sociale sans avoir été écoutés. Encore un effort tout de même, car cette prime n'est attribuée qu'à 80% du maximum du taux fixe.
Notre motion reprenant l'historique de la destruction de secteur « vie sociale », exigeait leur réintégration du fait de l'illégalité des licenciements économiques dans les groupements d'intérêt public ; statut actuel de la mission locale. Le maire a dit qu'il était OK pour voter notre motion si nous mettions en cause l'Etat et non le GIP, dont la Présidence est assurée par un représentant de la municipalité. Nous avons refusé car c'est à la mairie de se positionner. Nous n'obtiendrons que nos trois voix ce qui n'est pas surprenant mais reste inacceptable. « Faites ce que je dis pas ce que je fais » reste la devise locale. Sur les 3 licenciements il y a deux délégués du personnel. On comprend mieux pourquoi la majorité refuse notre proposition d'une maison des syndicats !
Il nous est demandé d'entamer un processus qui doit mener à la réalisation de la voie de liaison Nord. Derrière ce dossier, il y a les décisions sur l'avenir de nos campagnes proches, du « tout route » et du toujours plus de place faite à la voiture. Ce projet suscite donc une sérieuse opposition depuis le début et nous avons donc déclaré qu'il n'était pas si "structurant » qu'on voudrait le faire croire. De plus, commencer des tractations avec la SAFER alors que la Déclaration d'Utilité Publique, entre autre, n'a pas encore été prononcée, laisse à penser comme dans le cas du vote de transfert de fonds des études vers la SAFER sur le dossier LGV, que c'est un passage en force.
L'avis de la municipalité est demandé sur le plan région de santé rédigé par l'ARS. Nous avons noté qu'au-delà des déclarations d'intention sur la problématique de la santé de la région, ce document très copieux et comportant tout de même des informations factuelles intéressantes, faisait toutefois l'impasse totale sur les moyens financiers, faisant porter la totalité de l'effort à la fois sur « l'efficience » du milieu médical, et sur les usagers coupables de trop ou mal se soigner. De plus, ce rapport envisage la création d'un nouveau plateau de cardiologie au bénéfice de secteur privé (VEDICI). Pour une fois, nous partageons l'avis de la municipalité s'opposant à l'accroissement de la concurrence entre public et privé au détriment du public. Les dégâts de ces politiques sont constatés chaque jour car elles visent toujours à la privatisation de notre service public de santé, cassant alors le principe fondamental de la sécurité sociale « se soigner suivant ses besoins et non suivant ses moyens ».
Initialement dans la convention ANRU de juin 2008, que notre ville a cosigné avec l'Etat, la région et les bailleurs sociaux dont les projets avaient été approuvés par la convention nationale ANRU, l'engagement porte dans le quartier de la ZUP de l'Aurence sur 3 équipements supplémentaires éligibles au financement croisé. Mais comme la nouvelle délibération portait sur la création d'un gymnase, alors qu'initialement elle concernait un Dojo, et qui plus est, en la présentant sous les couleurs de l'ANRU, avec une dimension de 1000 personnes, nous avons émis quelques interrogations.
A savoir ce que deviendrait donc le projet du DOJO et son financement ? Et puisque cela est prévu dans la démarche ANRU, si les habitants avaient été sollicités pour donner leur avis sur l'installation ? Nous avons précisé qu'il était surement déterminant au vu du niveau actuel du hand-ball à Limoges d'avoir un équipement de meilleur qualité, mais nous interrogions sur l'installation d'un tel équipement au beau milieu d'un quartier où vivent dans un espace restreint des milliers de citoyens. |