Aurélie-Laurière.JPG

Nous rejoindre

Anti-darwinisme, pseudo-darwinisme et marxisme

 
Rejoindre le NPA Haute-Vienne ?
N'hésitez pas à prendre contact avec nous, par courrier ou par mail (rubrique contact). Vous serez convié(e) à la prochaine réunion !
 

Militants Haute-Vienne

JoomlaWatch 1.2.13-dev_01 - Joomla Monitor and Live Stats by Matej Koval
CM 08 décembre 2011 - Projet Régional de Santé PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 19 Décembre 2011 13:51
Ce Projet régional de santé est la démonstration que certains sujets considérés comme indispensables pour la population, doivent se concevoir à partir d'un état des lieux précis mais également d'une échelle cohérente, en l'occurrence, la région Limousin. Ce qui, entre parenthèse, aurait du inciter notre conseil à voter la motion que nous avions présenté pour la réouverture du service de radiothérapie de Guéret, qui vient de rouvrir, fait unique en France sans avoir besoin de passer par une décision de justice !

 

On ne peut donc que souscrire aux objectifs assignés dans le PRS, qu'il s'agisse de l'amélioration de l'espérance de vie en bonne santé, de la promotion de l'égalité devant la santé ou du développement d'un système de soins et de santé de qualité, accessible et efficient.

En ce qui concerne le constat, il est évident que la région Limousin rencontre de grandes difficultés en terme d'accessibilité à la santé et particulièrement, sur les territoires ruraux. C'est à la fois liée à des problématiques nationales, comme la diminution de certaines spécialisations médicales (ophtalmologie, pédiatrie ...) mais aussi, le faible engouement des jeunes médecins à venir s'installer dans une région comme la notre.

 

Mais passé ce constat factuel, nous considérons que concevoir et piloter une politique de Santé uniquement à partir des coûts est totalement destructeur. L'accès à la Santé et aux Soins doit être considéré prioritairement comme un investissement et pas seulement comme un coût. Si la prévention reste un axe majeur dans la diminution des coûts comme peut l'être également l'efficience des prises en charge, l'orientation générale du PRS se situe finalement plus dans l'idée, je cite, que «  l'accroissement des dépenses liées à la santé met progressivement en péril la soutenabilité du système de sécurité sociale français ». et d'en conclure que « les projets régionaux de santé devront donc contribuer à respecter les grands équilibres de la sécurité sociale, en assurant les réorganisations nécessaires de l'offre de soins, afin de garantir des prises en charge adaptées, de qualité et répondant aux meilleures pratiques. »

Il n'y a donc que le simple constat que le système de santé est déficitaire, et une explication sous entendue qui se résume au fait que nous nous soignons trop ou mal, et en tout cas, avec trop de remboursements du système solidaire. Pas un mot sur le fait que c'est avant tout, une baisse de cotisations patronales (316 milliards depuis 1992 et 30 milliards pour la seule année 2010) additionnées à un chômage massif, mais également la loi HPST qui externalise toujours plus les opérations les plus rentables vers le secteur privé, laissant au public les pathologies les plus lourdes et donc les plus onéreuses, à traiter. Sans parler de la politique de tarification à l'activité (T2A) et le scandale des emprunts toxiques que les banquiers ont imposés aux établissements hospitaliers qui ont créé de toutes pièces du déficit. Près de 500 millions d'euros de surcouts liés aux emprunts toxiques, ce qui correspond à 15000 emplois annuels. Pour payer les emprunts c'est le personnel qui est touché avec la réduction des effectifs et la qualité des soins qui se dégrade pour les malades.

 

Pas un mot non plus sur les problèmes de l'industrie pharmaceutique dont le scandale du Médiator avait révélé la dangerosité, mais aussi le coût pour la population.

Enfin, nous ne pouvons que nous inquiéter de voir les attaques continuer, comme pour les retraites avec des grands groupes de fonds de pension comme Malakoff Médéric, et demain pour la santé avec le forcing des cliniques privées qui réclament des mission de service public comme le révèle La Tribune. Le journal revient sur la loi Hôpital, patients, santé et territoire, qui « prévoit d'accorder des missions de service public (accueil des urgences, formation des étudiants en médecine, recherche clinique...) aux établissements privés qui en feraient la demande et qui disposeraient des moyens pour les assumer ». Et nous voyons bien que derrière des groupes comme VEDICI, lui même détenu par 3i (un des leaders mondiaux du capital investissement), des tentatives de cette sorte sont à la manœuvre sur notre région. Et au final, ce n'est plus se soigner suivant ses besoins, mais se soigner suivant ses moyens.

 

Retour au Conseil municipal du 8 dédembre 2011

 
RocketTheme Joomla Templates