|
Ils exploitent, spéculent et licencient. Virons-les !
Malgré les plans d’austérité successifs appliqués à leurs populations, Berlusconi et le « socialiste » Papandréou, n’avaient plus la cote auprès de la Bourse. Les spéculateurs en voulaient plus. Donc l’arrogant tandem Sarkozy et Merkel, à la tête de ce qu’on appelle la « troïka » européenne, (l’Union européenne, Banque centrale, FMI), a parachuté d’autorité à la tête des gouvernements italien et grec deux experts en spéculation financière : le Grec Lucas Papademos, ex vice-président de la Banque centrale européenne, et l’Italien Mario Monti, expert européen en plans de rigueur et… ancien conseiller de la société d’investissements Goldman Sachs, à l’origine de la crise des subprimes de 2008 ! Des « techniciens sérieux » de la finance envoyés comme porte-flingues du capital pour faire les poches du peuple Grec et Italien ! Voilà comment fonctionne ce qu’on appelle « la démocratie » occidentale ! Le clan des gros actionnaires décide, les chefs d’Etat exécutent.
Les marchés misent aussi sur l'extrême droite ! Le nouveau gouvernent grec se compose de 14 ministres du PASOK (parti socialiste), 2 de la droite et 1 de l'extrême-droite -qui a aussi un secrétaire d'Etat. Sarkozy, qui avec Merkel avaient hurlé au scandale face au référendum annoncé par Papandréou, se réjouit “de la formation d'un gouvernement de large union à même d'assurer la pleine mise en œuvre de l'accord du 27 octobre et des mesures qui en découlent ” Le PASOK qui depuis longtemps applique les consignes des marchés financiers et saigne la population s'allie aujourd'hui à l'extrême droite pour continuer son sale boulot. C'est aussi un révélateur de ce qu'est vraiment l'extrême-droite. Le Front National prétend être du côté des classes populaires. Marine Le Pen fait des grands discours enflammés contre les banquiers. Mais en Grèce le nouveau ministre des transports, un proche du Front National, va au gouvernement pour appliquer les pires politiques de privatisation, de baisse des salaires, de suppressions d'emplois. L'extrême droite, ici comme partout, est bien du côté des puissants, des financiers, des exploiteurs et ses discours ne servent qu'à leur faciliter la tâche en divisant les victimes de leur crise.
Le 1% d’ultra riches qui étrangle les 99 % restants. C’est donc au nom de « la crise », qu’on nous présente comme une fatalité, que les dirigeants de ce monde se mettent en rang de bataille pour cette thérapie de choc. Mais tout le monde n’est pas à la même enseigne : les profits des rois du pétrole, du béton, de l’automobile, de la téléphonie mobile, de la pharmacie… de l’assurance et de la banque explosent. Voilà comment, en même temps que le capitalisme prospérait tant et plus, 1 % de parasites ont confisqué aux 99 % toutes les richesses que ces derniers ont créées. C’est la situation telle que la résument si bien les contestataires du mouvement « Occupy Wall-Street » aux Etats-Unis, un mouvement qui s’est propagé dans tout le pays et fait écho aux Indignés européens comme aux manifestants grecs en colère. En fait, l’humanité croule sous la richesse. Mais une richesse accumulée en pure perte sur la tête de quelques-uns, dans un océan de carences, de manques, de délabrements, de misère et de délitement social. 99 % de l’humanité paie ainsi au prix fort l’indignité de ce système capitaliste totalement dépassé. Certains journalistes, à propos de l’appauvrissement spectaculaire de l’Espagne ou de la Grèce, parlent d’une « bombe sociale à retardement ». Vivement l’explosion !
En France, austérité aussi ! Nouveau plan de « rigueur » du gouvernement : hausse de 5,5 à 7% de la TVA dite « réduite ». Mesure injuste, qui pèse surtout sur les plus modestes, à laquelle il faut ajouter la désindexation partielle des prestations familiales et des aides au logement, alors que l’inflation galope ! Plus crapuleux encore, Sarkozy s’en prend aux « fraudeurs qui volent la Sécurité sociale » pour en faire porter le chapeau aux salariés malades. Et d’imposer une journée de carence pour le public, et une de plus pour le privé. Économie prévue : 250 millions d’euros, sur le dos de tous alors que selon les experts, cette « fraude » est dérisoire. Les vrais fraudeurs, ceux qui pillent le budget de la sécu, ce sont les copains de Sarkozy qui bénéficient des exonérations de charges patronales (30 milliards en 2011), les trusts pharmaceutiques et autres capitalistes de la Santé. Il est grand temps de récupérer tout ce qu’ils nous ont volé !
| * en milliards d'euros |
exonérations cotisations patronales * |
déficit Sécu * |
|
1991 |
1,7 |
-2,3 |
| 2004 |
21,5 |
-11,9 |
| 2011 |
31 |
-21,4 |
BTP : ça s’écroule ! Dans le BTP, le limousin n’échappe pas à la crise du système capitaliste. Restrictions budgétaires de la part de l’État et des collectivités territoriales. Investissements en berne du coté des entreprises locales. Particuliers qui n’ont plus les moyens d’entreprendre des travaux. Le tout pour résultat une baisse globale de l’offre de marché. Comme le capitalisme c’est aussi la concurrence, les entreprises du BTP baissent les prix, quitte à travailler à perte pour obtenir des marchés. De plus, comme le capitalisme c’est aussi la spéculation, les entreprises du BTP sont victimes de la spéculation sur les matières premières. Résultat : licenciements, faillites et une pression accrue sur les travailleurs du BTP qui ont encore un boulot. Pourtant le travail ne manque pas, tant dans la construction de logements, de rénovation et d’amélioration d’infrastructures. Mais cela, pourvoir aux besoins nécessaires et utiles, ce n’est pas le problème d’une société capitaliste ! Alors, quand tout « allait bien », les patrons du bâtiment s’en sont mis plein les poches, maintenant que tout va mal, ce sont les salariés qui trinquent. Pile je gagne, face tu perds ! Reste à inverser la tendance !
Madrange Après ces années d'incertitude sur le devenir de l'entreprise, son rachat par le groupe Turenne-Lafayette débouche de nouveaux sur un plan de licenciements ! La famille Madrangeas a amassé un beau pactole grâce à notre travail et maintenant, après les tractations entre vendeur et repreneur, le nouveau groupe peaufine son plan de restructuration pour rentabiliser au maximum : réduction des postes dans tous les secteurs (encadrement, recherche, commercialisation, production...). Suppressions de postes en CDI (137) et d'intérimaires (107)... pour ne pas parler de licenciements : c'est la magie des nouvelles formules ! Avec le capital accumulé par la famille Madrangeas, comme par le groupe Turenne-Lafayette, personne ne doit rester sur le carreau ! Nous ne sommes pas responsables de la guerre économique que se livrent les groupes de l’agro-alimentaire et de la grande distribution !
Semaine du handicap : plus hypocrite tu meurs ! Drôle de surprise quand on vous annonce qu'il n'y aurait plus d'argent pour vous rémunérer du 15 novembre à fin décembre ! (alors que le budget a été voté pour l'année) Voilà ce qui arrive aux personnes handicapées qui font une formation ou une reconversion professionnelle dans les établissement de l'APSAH (Association de promotion sociale des aveugles et handicapés) d'Aixe sur Vienne et de Limoges : elles ont manifesté pour la deuxième fois leur colère dans les rues de Limoges. Les manifestants s'inquiètent : « L’État baisse de 7% son financement aux centres de formation professionnelle pour travailleurs handicapés. Qu'en sera-t-il l'année prochaine ? » Ils ont mille fois raison de réclamer leur dû ! Voilà ce que cache la communication que fait le gouvernement pour la semaine du handicap et de l'emploi : menteur et... fraudeur !
Cnasea : ras le bol ! Les informaticiens de l'ASP (ex Cnasea) ont fait une grève très suivie pendant 3 jours et comptent reprendre le mouvement s'ils n'obtiennent pas satisfaction. La cause : gel des salaires pendant une période allant jusqu'à 9 ans (modification de primes). Et ce, toujours, dans un contexte d'externalisation qui supprime leurs emplois publics statutaires, précarise les emplois et transfère l'argent des poches des contribuables vers les actionnaires et patrons des sociétés privées de services et d'informatique (parfois entreprises du CAC40).
Télécharger le tract au format pdf
|